PROGRAMME DES VOLONTAIRES DE L’EDUCATION : UN CORPS D’ELITE POUR UN SENEGAL EMERGENT



En dépit des efforts jadis consentis depuis plus de 30 ans en matière d’allocation budgétaire en faveur de l’éducation, le Sénégal n’a pas cessé de connaître une baisse continue de son taux de scolarisation.
Cette tendance à la baisse était d’autant plus préoccupante qu’elle s’accompagnait de fortes disparités entre sexes et régions.
Face à cette situation intolérable, le gouvernement avait pris un certain nombre de mesures en procédant en particulier à l’ouverture des classes à double flux en milieu urbain et péri–urbain et des classes multigrades en milieu rural.

Toutefois, ces mesures décriées par les syndicats d’enseignants mais aussi par les parents d’élèves ont fini par montrer leurs limites réelles.

Ainsi, dans le domaine des constructions scolaires, d’importants efforts ont été réalisés par les collectivités locales (Parents d’élèves, Communes, Communautés rurales, Associations de villages etc.), les ONG et les partenaires au développement. Cependant, le facteur bloquant majeur et persistant a été le déficit en personnel enseignant.


Pour la rentrée 1995-96 plus de 1.500 classes risquaient encore de rester sans maîtres si de nouvelles mesures courageuses n’étaient pas prises.

Le niveau de recrutement de l’époque étant de 500 agents en moyenne par an, il ne permettait nullement de combler le déficit structurel en personnel que connaissait le système scolaire surtout dans un contexte économique peu favorable. (Le Sénégal venait de subir une dévaluation de sa monnaie après plusieurs années de plans d’ajustement structurel).

Dès lors l’impossibilité manifeste d’atteindre les objectifs de l’Education Pour Tous selon le modèle classique imposait à notre pays d’envisager des solutions alternatives permettant au moins de répondre à la demande éducative.


C'est dans ce contexte que le Gouvernement Sénégalais a lancé le mouvement des Volontaires de l’Education pour une implication plus étroite de notre jeunesse et de l’ensemble des composantes de la communauté éducative dans la prise en charge du système éducatif.
Devant cet état de fait, la solution qui a semblé au gouvernement la plus appropriée a été d’utiliser le potentiel disponible avec les moyens existants.

Le Sénégal disposant de ressources humaines aux compétences académiques avérées pour conduire les actions d’éducation a donc décidé de faire appel au sens patriotique des jeunes afin de relever le défi.

C’est ainsi que pour la première année, 1200 volontaires ont été sélectionnés avec à la clef une formation de trois mois pour servir dans les zones déshérités afin de relever le défi de l’accès à l’Education.

Ainsi, des résultats probants ont été atteints :

•Accroissement notoire du Taux Brut de Scolarisation (TBS) qui est passé de 54,6% à 57% dés la 1ere année d’activités,
•Diminution des disparités régionales en matière d’éducation,

-réduction de la disparité filles/garçons face à l'accès aux études primaires,
-Amélioration de la qualité de l’enseignement,
-mise à disposition d'enseignants pour toutes les classes construites.









Galerie
M. Moussa BA, Coordonnateur du projet ACOPROV, au centre ;  Mme CISSE Ndéye Awa FALL  droite et un partenaire.
Mme AMY DIOP CISSE, Assistante aux Opérations au PNUD et Anta DIACK, Assistante à la DAT.

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