En 1961, le Président Américain John Fitzgerald KENNEDY* lançait un appel au peuple Américain en disant : « Combien d’entre vous sont prêts à consacrer une partie de leur existence à l’Afrique, l’Amérique ou l’Asie ? Il y’a suffisamment d’expertise et de personnes compétentes pour aider ces nations à s’aider elles-mêmes ».
Ce fut le signal fort qui donna l’alarme à la mobilisation pour le volontariat aux Etats-Unis. Et le 1er Mars de la même année fut institué un bataillon de volontaires dénommé « Corps de la paix Américain », avec pour mission de favoriser la paix et l’amitié dans le monde (en particulier auprès des pays du tiers monde), et d’instaurer une compréhension mutuelle entre le peuple Américain et les peuples visités.
Si à sa création en 1961, le socle du volontariat américain était le brassage culturel, il y’a vingt ans, un autre virage a été amorcé.
Le Corps de la paix est en effet devenu, au-delà de ces objectifs de brassage culturel, un outil de développement et d’indépendance des populations cibles.
Aujourd’hui, il s’agit pour le volontaire « Peace Corps » de travailler pour le développement avec le peuple et pour le peuple.
Au Sénégal, le Corps de la Paix totalise quarante cinq années de présence et si, à leur arrivée, ces volontaires se distinguaient dans les activités socioculturelles
dont l’enseignement de l’Anglais, aujourd’hui, ils interviennent dans les secteurs de l’écotourisme et des NTIC, après avoir longtemps apporté leur soutien dans les domaines de la santé, du développement des petites entreprises, de la gestion des ressources naturelles, de l’agroforesterie et de l’éducation environnementale.
Disséminés dans cent vingt (120) sites à travers le monde, les volontaires « Peace Corps » couvrent toutes les régions du Sénégal sauf la Casamance, et de 1963 à nos jours, au total trois mille d’entre eux ont débarqué dans ce pays pour y donner le meilleur d’eux-mêmes.
L’impact de cette organisation au niveau mondial est incommensurable car le modèle a inspiré à la fois les Européens et les pays où elle évolue.
L’on peut citer l’exemple de la reconstruction de la Casamance, pour laquelle les autorités sénégalaises ont créé un corps de volontaires, ainsi que celui du Service Civique National.
De sa création à nos jours, plus de 175 000 volontaires « Peace Corps » ont servi dans 137 pays du monde.